Les scientifiques en sont désormais certains : ce sont bien des motifs noirs sur fond rouge qu'on observe sur les ailes de la coccinelle arlequin... et non l'inverse !
Deux études indépendantes, l'une française (université de Montpellier et d'Aix-Marseille), l'autre japonaise (université de Nagoya), ont permis d'identifier le gène qui, à lui seul, détermine l'étendue de ces taches sombres.
Les chercheurs ont séquencé son génome complet et comparé ceux d'individus aux motifs très divers. Ils ont ainsi découvert que c'est le gène "pannier", connu pour d'autres fonctions chez la mouche drosophile, qui code ces motifs.
En inactivant ce gène, ils ont produit des coccinelles uniformément rouges.
Ils ont aussi démontré qu'il n'était actif que dans les zones noires, même si celles-ci sont parfois si étendues qu'on a l'impression de voir des points rouges sur fond noir.